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Antananarivo : une capitale riche en patrimoines

Pendant mes dernières vacances de Noël, j’ai décidé de faire un petit passage dans un pays chaud pour me changer de la neige et du froid que la France apportait pendant cette période de l’année. J’ai donc pris un billet direct pour Antananarivo, la capitale de Madagascar. Etant donné que le pays m’a déjà émerveillée par ses reliefs et sa nature, comme je vous en ai déjà parlé dans l’un de mes articles, j’ai décidé de m’aventurer dans la capitale même pour voir comment elle fonctionnait et pour savoir si elle était aussi attrayante que ses provinces voisines. Je n’allais pas être déçue !

Accompagnée d’une correspondance malagasy qui était en contact avec moi depuis quelques années et est devenue mon amie, j’étais déterminée à explorer ce que la capitale Malagasy enfermait. Je me souviens qu’elle m’avait demandé lors du premier jour de visite ce que je voulais réellement faire à Antananarivo et je lui ai répondu « Impressionne-moi ! » avec un sourire aux lèvres ! Rassurez-vous, elle l’a fait.

Le Rova de Manjakamiadana ou le Palais de la Reine : l’empreinte laissée par la Reine

Mon amie m’a emmenée tout en haut de la ville pour visiter le palais de la Reine. Ce qui était étonnant c’est qu’apparemment, auparavant ce palais était tout en bois mais lors du règne de la reine Ranavalona II,  le palais fut reconstitué en pierres. Toujours est-il qu’après plusieurs décades et face aux intempéries et aux aléas (naturels ou anthropiques), l’état du Rova a en fait dégradé. Cependant, les patriotes malagasy décidèrent de le restaurer. Pour ce faire, ils ont décidé d’utiliser des  pierres bien taillées, étudiées aux millimètres près pour reconstituer le Rova tout en gardant son état initial des règnes des reines et des rois.

Je fus ébahie en entendant cette histoire car ayant vu l’état actuel du Rova, j’ai moi-même été trompée car je croyais qu’il a toujours été intact depuis la reconstruction que la reine Ranavalona II avait dirigée. Mais en fait, ce grand palais renfermant plein d’histoires antiques a déjà subi diverses dégradations et même un incendie qui l’a complètement détruit.

Le quartier d’Isoraka : majoritairement intact depuis le temps des colons

Un quartier de la ville d’Antananarivo a par la suite attiré mon attention : le quartier d’Isoraka. D’après ce que j’avais compris, ce quartier fut remanié par les colons mais ils ont quand même gardé des maisons de style architectural propre aux malagasy. En effet, lorsque j’ai erré dans ses rues d’Isoraka, je me sentais la bienvenue ; comme quoi l’organisation urbaine du quartier reproduisait plus ou moins celles de l’Europe tout en gardant un aspect malagasy.

J’étais quand même stupéfaite de voir toutes ces maisons que les tananariviens qualifiaient de « Trano gasy » rester indemnes même si quelques maisons furent partiellement restaurées (chose normale selon moi suite à toutes ces intempéries que le pays avait depuis toujours subi).
Aussi, des boutiques d’Art Malagasy bordèrent les rues du quartier. Ces commerces sont présents là où ils sont exactement, d’après moi, pour témoigner de l’inébranlable culture et patrimoine du pays, notamment de la capitale.

 

Force est de constater que les Malagasy prennent indubitablement soin de ses patrimoines et de ses biens. Un courant de pensée que j’ai grandement apprécié de la part de ces Malagasy aux cœurs tendres.

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